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Accueil > Rubriques > FAQ du DVD

Notre F.A.Q. du DVD
Dernière mise à jour : 6 août 2008

Le DVD, c'est quoi ?
Combien un DVD peut-il contenir de pistes audio ?
Combien un DVD peut-il proposer de pistes de sous-titrages ?
Pourquoi certains sous-titres sont-il inamovibles ?

Comment enregistre-t-on un film en DVD ?
A quand remonte l'apparition du DVD ?
Le DVD en chiffres

Qu'est-ce que le "zonage" ou "codage régional" ?
A quoi correspondent les zones du DVD ?
A quoi correspondent les zones du Blu-Ray ?
A quoi correspondent les zones du HD DVD ?
Qu'est-ce que le dézonage ?
Comment dézoner son lecteur ?

Quel est le délai légal pour qu'un film sorti au cinéma arrive en DVD ?
Le succès du DVD n'explique-t-il pas en partie la baisse de fréquentation des salles ?
Qu'est-ce que le DIVX ?

Qui a la meilleure image, le DVD ou le Laserdisc ?
Quelle est la différence entre un DVD NTSC et un DVD PAL ?
Pourquoi la durée d'un film varie parfois entre plusieurs DVD ?
Pourquoi certaines pistes sonores paraissent plus aigues sur certains DVD ?
Qu'est-ce que le Superbit ?

Qu'est-ce que le HD DVD ?
Qu'est-ce que le Blu-ray ?
Qui soutient le HD DVD, et qui soutient le Blu-ray ?

Les disques HD DVD et Blu-ray coûtent-ils plus cher que le DVD ?
Puis-je lire des HD DVD ou des Blu-ray sur ma platine DVD actuelle ?
Puis-je lire des HD DVD ou des Blu-ray sur ma télévision actuelle ?
Les HD DVD et Blu-ray proposent-ils une image anamorphique ?
Avec l'arrivée de la haute définition, le DVD va-t-il disparaître ?

Qu'est-ce que le DVD rot ?
Quelle est la différence entre une édition full screen et widescreen ?
Pourquoi durant la lecture le DVD marque-t-il parfois une très courte pause ?
Pourquoi certains films sont-ils coupés en deux ?
Qu'est-ce que les "closed captions" ?
Comment lire un DVD sur mon PC ?

Le DVD, c'est quoi ?

Le DVD est un média de stockage, évolution du CD classique dont il est une sorte de "super version". Il est communément utilisé aujourd'hui pour ses grandes capacités de stockage, et sert dans la grande majorité des cas à la diffusion de films ou d'oeuvres audiovisuelles. Le DVD est disponible sous bien des formes, notamment sur ordinateur (DVD R, DVD RW), mais ce qui nous intéresse bien sûr ici est avant tout le DVD Vidéo. Les spécifications du DVD ont été élaborées par le DVD Forum, un consortium international composé de constructeurs, de fabriquants, de vendeurs de logiciels ou de studios, qui s'étaient d'abord regroupés sous le nom de DVD Consortium en 1995 avant de devenir définitivement le DVD Forum. Ce sont notamment eux qui ont décidé d'appliquer un code régional au DVD. Toute société voulant éditer un DVD est obligée d'acquérire la licence auprès du DVD Forum.

Le DVD se constitue de spires, enroulées en spirales et composées de bosses et de creux interprétés au moment de la lecture par le laser comme des 0 ou des 1. Un DVD peut posséder deux faces, et chaque face peut accueillir deux couches superposées (layer), la première étant semi-réfléchissante et laissant passer le laser qui atteint ainsi la deuxième couche. Un DVD une face et simple couche peut stocker 4,7Go de données. Un DVD double couche peut stocker pratiquement le double, soit environ 8,5Go. Un DVD double face et double couche peut donc accueillir 17Go de données. La limite a aujourd'hui été largement franchie grâce au HD-DVD et au Blu-Ray qui peuvent respectivement stocker 15 et 25Go par couche, sans même parler de futurs formats comme le EDV ou le HVD qui atteindront les 300Go. Mais nous n'en sommes pas encore là.

Combien un DVD peut-il contenir de pistes audio ?

Huit flux audio numériques, chacun pouvant aller jusqu'à huit canaux (7.1).

Combien un DVD peut-il proposer de pistes de sous-titrages ?

Trente-deux

Pourquoi certains sous-titres sont-il inamovibles ?

Certains DVD français imposent des sous-titres inamovibles sur les versions originales. Il semble que cela soit pour des raisons de droits, afin que le DVD ne puisse être exploité sur d'autres territoires.

Comment enregistre-t-on un film en DVD ?

Il y a plusieurs étapes dans ce processus. Tout d'abord, on transfère l'image de la pellicule vers un format vidéo, en tenant compte des différences de fréquences de défilement (24 images seconde pour le film, 25 images seconde pour la vidéo). Cela s'appelle le télécinéma. On procède ensuite à une transformation du fichier numérique obtenu, afin de le compresser en utilisant divers codecs, le MPEG-2 dans le cas du DVD, le MPEG 2, le VC 1 ou le H.264 dans le cas du HD DVD et du Blu-ray. Ce procédé s'appelle l'encodage. Ensuite, on élabore les menus, l'arborescence, la charte graphique, le chapitrage, et on réunit tout ce qui fait un DVD (image, pistes audios, suppléments) pour obtenir le produit final. Cette étape se nomme l'authoring. Enfin, on envoie le master final en duplication sur les presses afin de faire les copies qui seront vendues dans le commerce. On appelle cela le pressage.

Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte lorsqu'il s'agit d'enregistrement un film sur un DVD : sa durée, le nombre de pistes audio présentes, le nombre de sous-titrages, la présence éventuelle de suppléments. En fonction des besoins, on choisira un DVD simple couche (DVD-5) ou un DVD double couche (DVD-9), voire plus si besoin (film très long réparti sur deux faces).

A quand remonte l'apparition du DVD ?

L'arrivée du DVD sur le marché américain remonte au mois de décembre 1996 (novembre pour le Japon). Toutefois, on considère généralement que sa "date de naissance" est l'année 1997, notamment parce que les premiers lecteurs (Toshiba, Pioneer, Panasonic, Sony, Hitachi) ne furent disponible qu'à partir du mois de mars 97 aux Etats-Unis, puis diffusés en masse vers le mois de mai. La naissance du mot "DVD" et du format unifié date toutefois de septembre 1995. Le premier lecteur de DVD-ROM pour PC, disponible en novembre 1996, aurait été un Fujitsu. A titre d'information, c'est Time Warner qui a originellement déposé le logo du DVD, avant de céder à la DVD Format/Logo Licencing Corporation qui veille au grain quant à son utilisation. L'un des pères du DVD serait d'ailleurs un ex-cadre chez Warner Home Video, Warren Liebenfarb, qui aurait milité dès 1992 pour le développement d'un nouveau support numérique pour les films.

Après un démarrage timide, certains allant même jusqu'à nommer le format Dead, Very Dead, le format a connu un succès exponentiel, venant jusqu'à remplacer la VHS dans le coeur des consommateurs. En France, le point de "rupture" fut atteint en 2002, où pour la première fois les ventes de DVD dépassèrent celles des VHS commerciales, et représentaient 58% du marché (49,2 millions d'unités vendues cette année-là contre 32,7 millions de VHS, source SEV). Aux Etats-Unis, les premiers DVD de longs-métrages furent édités par Warner en mars 1997, tout d'abord dans un nombre limité de villes, puis sur tout le territoire. Dès la fin de l'année, on comptait 1 million de DVD fournis aux revendeurs, et environ 530 titres. Même s'il est difficile de dire combien d'oeuvres ont été éditées en DVD à ce jour, même s'il existe de vraies bases de données, comme le DVD Browser de l'ImdB, on estimait en 2003 qu'il y avait 27.000 titres disponibles, rien qu'aux USA, et une base installée de 73,3 millions de lecteurs sur le territoire nord américain.

Le DVD en chiffres :

En France, au premier semestre 2006, se sont vendus 56 millions de DVD et de cassettes vidéos, selon une étude du CNC et du groupe GfK, ce qui représente une baisse de 10% par rapport à l'année précédente. On estimait, en 2006, à environ 60% le taux d'équipement des foyers français en DVD (source GfK). Le Syndicat de l'Edition Vidéo indiquait pour sa part une baisse du chiffre d'affaire global des principaux éditeurs d'oeuvres audiovisuelles et cinématographiques, avec un chiffre d'affaires de 1,16 milliard d'euros, contre 1,32 milliard d'euros en 2004. Sur 125 millions d'unités, le DVD représentait 121 millions d'unités, auxquelles s'ajoutaient 500.000 UMD et 3 millions de VHS.

Le coût de production du master d'un DVD - c'est à dire le disque originel à partir duquel seront effectuées toutes les copies - est estimé, pour un film de 2 heures, avec un authoring assez complexe (menus animés, nombreuses pistes de bandes-sons et de sous-titres), à environ 12.000 euros. Un DVD plus sommaire pourrait coûter aux alentours de 2000€, ce qui explique la floraison de titres bons marchés proposés dans des éditions scandaleuses. Selon la FAQ de DVD Demystified, la phase de pré-mastering, qui comprend l'encodage vidéo, la création des menus, le multiplexage des données en un flux numérique unique, est de loin la plus onéreuse. On estime son coût à 35€ la minute pour la vidéo, 10€ la minute pour l'audio, 4€ la minute le sous-titre, et enfin 25€ la minute pour les scéances finales de test. Le pressage coûte environ 0,40€ par disque simple face, 0,60€ pour chaque DVD double face. A titre de comparaison, la duplication d'une cassette VHS coûtait 2€ par exemplaire. Certaines sociétés facturent leurs prestations à l'heure, avec un tarif qui englobe toutes ces composantes.

Qu'est-ce que le "zonage" ou "codage régional" ?

Afin de contrôler la sortie de leurs productions, les studios, hollywoodiens en grande partie, ont décidé d'imposer un codage régional au DVD. Ce système découpe le monde en 8 zones, dans lesquelles seul le disque de la zone correspondante peut être lu. Ainsi, un DVD zone 2 (Europe) ne peut théoriquement être lu que sur des lecteurs vendus dans cette zone. Cette protection permet de pallier au problème de la diffusion des oeuvres et au décalage des sorties, un film américain pouvant par exemple être disponible en DVD outre-Atlantique au moment où il arrive dans les cinémas français, mais aussi à préserver certains éditeurs tiers qui souhaitent pouvoir exploiter une oeuvre dont ils ont acquis les droits pour tel ou tel pays sans avoir d'interférences avec des éditions concurrentes. A noter que le codage régional ne s'applique ni aux DVD Audio, ni aux DVD que gravez vous-même, ils ne concernent que les oeuvres commerciales. Il existe également des DVD en zone 0 ou en zone all, qui sont débarrassés de tout codage régional.

Le cas du Blu-ray est sensiblement différent, puisque les grands pontes ont "revue leur copie" et décidé de réduire le nombre de zones. Elles sont désormais au nombre de 3, là où le DVD en propose 8.

A quoi correspondent les zones du DVD ?


Image © Amazon.com

A quoi correspondent les zones du Blu-ray ?

Zone A : Amérique du Nord, Japon, Amérique du Sud, Asie de l'Est sauf la Chine
Zone B : Europe, Afrique et Océanie
Zone C : Chine, Russie, et reste du monde
Zone All : pas de zone

A quoi correspondent les zones du HD DVD

Les HD DVD n'étaient pas zonés.

Qu'est-ce que le dézonage ?

Il n'a pas fallu longtemps pour que soient mis en vente des lecteurs multizones, ou "dézonés", c'est à dire capable de lire tous les DVD, quelle que soit leur zone d'origine. Une fois dézoné, le lecteur peut théoriquement accueillir tous les disques quelle que soit leur zone d'origine. Fin 2000, un nouveau procédé appelé RCE (Regional Coding Enhancement) a été mis en place sur certains DVD américains, afin d'empêcher les lecteurs multizones ou dézonés de lire les zone 1. Le RCE fonctionne comme un bouclier supplémentaire, et détecte le type de lecteur afin de bloquer la lecture du disque. Il semble que ce système ait eu assez peu d'influence et concerne assez peu de modèles au final.

Comment dézoner son lecteur ?

Sur un lecteur zoné classique, la protection étant généralement logicielle et non matérielle, il suffit le plus souvent d'effectuer une petite manipulation avec la télécommande, un code qui dépend de la marque et du modèle de son lecteur. La section dézonage du site DVD Alliance ou encore l'excellent VideoHelp vous permettront peut-être de trouver votre bonheur. Il existe cependant des lecteurs protégés par des puces ou des systèmes un peu plus élaborés, qui exigent, par exemple, une mise à jour du firmware (pilotes internes du lecteur), ou des manipulations un peu plus élaborées. Les lecteurs Pioneer, hormis les modèles DV-505 et 909, sont de ceux-là.

Quel est le délai légal pour qu'un film sorti au cinéma arrive en DVD ?

Théoriquement, en vertu d'un décret de novembre 2000, modifiant lui même un décret de 1983, "le délai légal de sortie d'un film en vidéo reste fixé à douze mois après la date de délivrance du visa d'exploitation" (Source : Senat.fr). Cependant, les modalités d'obtention de dérogations à ce délai ont été assouplies. En pratique, et si un éditeur en fait la demande, un film peut donc être édité en DVD entre six et douze mois après sa sortie en salles, sachant toutefois que la période initiale de six mois est incompressible. Aux Etats-Unis, le délai moyen semble identique (six mois environ) mais en fonction de ses résultats au box-office un film pourra sortir en DVD beaucoup plus rapidement. Ainsi, Resident Evil : Apocalypse était disponible en DVD trois mois à peine après avoir été vu en salles.

Le succès du DVD n'explique-t-il pas en partie la baisse de fréquentation des salles ?

C'est une question récurrente. Or, selon une étude conjointe du Syndicat de l'Edition Vidéo et du groupe GfK, "les acheteurs de DVD vont en moyenne 8,8 fois au cinéma par an, soit plus que la moyenne nationale (5,6 fois) et fréquentent plus les salles que les acheteurs de VHS (62 % y vont plus d'une fois par mois contre 54 %)". Voilà qui tord le cou à une idée reçue. Source : Senat.fr.

Qu'est-ce que le DIVX ?

Le DivX est un format d'encodage vidéo. Ce terme désigne aussi souvent, par abus de langage, un film encodé dans ce format. Le DivX est très souvent utilisé pour "ripper" un DVD, c'est à dire en effectuer une copie numérique qui sera la plupart du temps distribuée ou partagée illégalement. A l'origine, cependant, le DIVX désigne le Digital Video Express, un système mis au point en 1998 par la firme américaine Circuit City, et qui déclencha une très vive polémique même s'il ne fut actif que quelque mois. Le DIVX était en quelque sorte un DVD jetable, version à bas prix d'un disque normal regardable uniquement sous 48h. Au-delà de cette limite, il fallait s'acquitter d'un supplément de 3 dollars 25. Pour être lu, le DIVX nécessitait un lecteur spécifique relié à une prise téléphonique, avec un système de paiement et de contrôle à distance. Devant les coûts entraîné par sa mise en place et le tollé provoqué par ce qui était considéré comme un système de flicage, le DIVX mouru de sa belle mort en 1999. Aujourd'hui, le nom DivX est désormais immédiatement associé au codec vidéo du même nom, qui, dans ce qui aurait été un clin d'oeil à son illustre ancêtre, s'appellait initialement Divx ;-)

Qui a la meilleure image, le DVD ou le Laserdisc ?

Comme le débat vinyl/DVD, c'est un débat sans fin entre puristes. Théoriquement, néanmoins, le DVD propose une résolution de 540 lignes sur un téléviseur standard, 405 sur un téléviseur widescreen. Un Laserdisc ne propose "que" 440 lignes sur un téléviseur standard.

Quelle est la différence entre un DVD NTSC et un DVD PAL ?

Les DVD NTSC sont les DVD exploités notamment aux Etats-Unis, au Canada ou au Japon. Les DVD PAL sont ceux exploités en Europe, où le PAL est la norme en terme de codage vidéo. Le NTSC représente 29.97 images par seconde entrelacées (560 lignes en 60 Hz), le PAL 25 images par seconde entrelacées (625 lignes en 50 Hz). En plus d'être zonés en fonction de leur pays d'origine, les DVD sont donc NTSC ou PAL. Il ne s'agit nullement d'une protection, uniquement d'une norme vidéo. Les lecteurs de DVD vendus dans les pays PAL peuvent lire les deux types de disques, en effectuant une conversion du signal NTSC en pseudo-signal PAL, voire un véritable transcodage même s'il faut pour cela un lecteur aux capacités assez avancées. En revanche et dans leur grande majorité, les lecteurs des pays NTSC ne peuvent lire les disques PAL. Un DVD PAL propose une résolution maximale de 720x576 pixels, contre 720x480 pour le DVD NTSC.

Pourquoi la durée d'un film varie parfois entre plusieurs DVD ?

Outre d'éventuels problèmes de censure, de montages tronqués ou incomplets, les variations de durée d'un film, qui paraît souvent légèrement plus court sur DVD, sont dues à l'encodage numérique. Un film est projeté à 24 images seconde. Lors de l'encodage, il doit être adapté à la fréquence d'affichage désirée. Ainsi, pour le convertir en PAL, le film sera projeté avec une accélération de 4% (le PAL speed-up) pour passer de 24 à 25 images seconde afin de ne pas perturber le signal vidéo. Pour le NTSC, il faut atteindre 30 images par seconde, ce qui se fait grâce à la technique du 3:2 pulldown qui consiste à dupliquer certaines images pour atteindre les 60 trames requises. Il peut donc y avoir une différence de plusieurs minutes entre deux éditions du même film, sans que celui-ci ait perdu une seule image dans l'intervalle.

Pourquoi certaines pistes sonores paraissent plus aigues sur certains DVD ?

Puisque lors de l'encodage vidéo il faut accélérer la vitesse de projection des images pour l'adapter au format vidéo, les pistes sonores sont également touchées par le phénomène. Cette accélération de 4% (en PAL) représente presque un demi-ton, ce qui donne parfois l'impression que le son est plus aigu, voire nasillard.

Qu'est-ce que le Superbit ?

Le Superbit n'est rien de plus que le nom commercial donné à certains DVD édités par Columbia TriStar, filiale de Sony Pictures. Afin de proposer une qualité d'image maximale, ces disques sont débarrassés du moindre suppléments, et proposent le minimum syndical, dans un souci de gain de place : menus fixes, pistes VO et VF, sous-titrage basique. Sony prétend que le bitrate de ces éditions serait deux fois supérieur aux DVD classiques, même si rien ne tend à le prouver. Un catalogue des films édités en Superbit est consultable à cette adresse. Attention, cette appellation un rien trompeuse n'a toutefois rien à voir avec le HD-DVD ou le Blu-ray, nouvelles générations de DVD qui proposent, eux, une image en véritable haute définition.

Qu'est-ce que le HD DVD ?

Le HD DVD, ou High Density Digital Versatile Disc, était une version évoluée du DVD, définie comme telle par le DVD Forum en novembre 2003 (par 8 voix contre 6). Sa capacité maximum de stockage est de 30 Go pour un HD DVD double couche, mais il ne propose que que 15 Go par couche, contre 25 pour son concurrent direct, le Blu-ray (et 4,7Go pour le DVD). Né en 2006, le format a été officiellement abandonné en février 2008 par son concepteur Toshiba, laissant la place à son concurrent direct, le Blu-ray.

Qu'est-ce que le Blu-ray ?

Comme le HD-DVD, le Blu-ray est un format de disque vidéo, développé entre autres par Sony, JVC et Samsung Electronics, qui permet une meilleure concentration des données grâce à des sillons de gravure plus fins, parcourus par un rayon laser bleu, là où celui des DVD traditionnels est rouge. D'où le nom blue ray, converti en Blu-ray. Le Blu-ray peut stocker jusqu'à 25Go de données par couche, soit 50Go au maximum sur un disque double couche, contre 8,5Go sur un DVD et 30Go pour un HD DVD. Les lecteurs Blu-ray sont compatibles avec les DVD actuels, et proposent, comme feu le HD DVD, une image en haute définition. Du fait de sa capacité accrue, le format permet également l'utilisation de d'une interactivité "nouvelle génération" : il n'y a désormais plus de menu général, mais un menu accessible à loisir pendant le film et qui se superpose à l'image en temps réel pour proposer choix de langues, chapitrage et accès aux suppléments. Le changement de langue ou l'accès à un chapitre se font à la volée, presque sans interruption. Certaines éditions permettent également de "bookmarker" (créer un favori) sa scène préférée, ou de zoomer sur l'image en x2, x4 et même x8. Enfin, quelques films proposent des options qui permettent d'accéder, pendant le visionnage du film, à de nombreuses featurettes, interviews, images de tournage, et autres commentaires vidéo, le tout dans une petite fenêtre qui se superpose à l'image principale (le mode "Picture in Picture").

Le premier lecteur Blu-ray est sorti aux Etats-Unis en juin 2006, sous la marque Pioneer. Les retours sont mitigés, notamment à cause de films pas tout à fait au format (image "croppée") et d'une compression inférieure au concurrent d'alors, le HD DVD. L'encodage s'effectue progressivement avec les codecs VC-1 ou MPEG4, et la barrière de la double couche est enfin franchie avec la version longue de Kingdom of Heaven, qui utilise un BD-50 dual layer pour ses 3h42 de métrage. Rapidement, le format rattrape son retard avec des titres à l'image désormais très convaincante. Concernant l'authoring des disques Blu-ray, on utilise actuellement deux méthodes. La plus classique, le HDMV, est assez semblable à la création d'un DVD classique. Il existe toutefois des différences fondamentales, grâce au nouveau format : apparition des menus en fondu sur l'image vidéo, boutons avec 256 couleurs au lieu des 4 des DVD classiques, navigations sans interrompre la vidéo par transparence des menus, diaporamas, sous-titres indépendants et non plus multiplexés ("collés") à l'image, ce qui brise les barrières en termes de police, de forme, de taille, etc. La seconde méthode, appellée BD-J, se base sur le langage de programmation Java 2 Micro Edition. Le BD-J est légèrement différent du HDMV même s'il en garde toutes les caractéristiques (transparence des menus, mutiplicités des sous-titres, etc). Le créateur du disque a désormais toute liberté dans la conception du produit : taille des fenêtres vidéo, fondus entre les menus, etc. Grâce au mode BD-J certains lecteurs Blu-ray pourvus d'un disque dur pourront également enregistrer des élements (montages personnalisés, moment préféré, etc). Enfin, grâce à la fonction BD Live exclusive aux Blu-ray, il sera possible de se connecter directement à Internet depuis les menus du disque pour y télécharger des éléments supplémentaires : fonds d'écran, images, bandes-annonces récentes ou mises à jour, etc. L'un des premiers films au format Blu-ray à utiliser ce mode d'authoring est La Ligue des Gentlemen extraordinaires chez Fox.


Un DVD Blu-Ray projeté sur un écran plasma, stand Sony © The Digital Bits

Vous trouverez une liste - constamment mise à jour - des prochaines sorties au format Blu-ray sur cette page.

Qui soutient le HD DVD, et qui soutient le Blu-ray ?

Le format HD DVD étant désormais abandonné, l'immense majorité des éditeurs, studios hollywoodiens comme petites structures indépendantes, se sont tournés vers le Blu-ray.

A noter que contrairement au Blu-ray, le HD DVD était soutenu par le DVD Forum, c'est-à dire le consortium de sociétés qui avait mené à la création du standard DVD il y a un peu plus de 10 ans, et qui propose d'ailleurs une introduction technique au format sur son site officiel (fichier en français au format .pdf).

Puis-je lire des HD DVD ou des Blu-ray sur ma platine DVD actuelle ?

Non, ils ne sont absolument pas reconnus par les platines actuelles. Il faut pour cela racheter un lecteur, soit un lecteur HD DVD (chez Toshiba ou chez Microsoft qui en proposait un pour sa console Xbox 360), soit un lecteur Blu-ray (chez Pioneer ou Samsung, ou chez Sony avec la PlayStation 3). Les lecteurs HD DVD et Blu-ray sont en revanche capable de lire vos anciens DVD, et pour certain d'entre eux pourront même améliorer sensiblement la résolution de l'image grâce à l'upscaling. Notons aussi qu'il existe des platines hybrides capable de lire à la fois les HD DVD et les Blu-ray, ainsi que les DVD.

Puis-je lire des HD DVD ou des Blu-ray sur ma télévision actuelle ?

Oui, mais dans une résolution standard, et sur un poste assez récent (un tube cathodique ne peut théoriquement pas afficher une image en haute définition, ni même une image DVD à balayage progressif). L'image sera sensiblement meilleure que celle de votre DVD actuel, mais pour profiter réellement de la haute définition, il vous faudra toutefois investir dans un nouveau téléviseur, ou rétroprojecteur portant le label Full HD ou HD Ready. Plus d'information dans notre dossier sur la HD.

Les HD DVD et Blu-ray proposeront-ils une image anamorphique ?

Oui, tous les HD DVD et les Blu-ray devraient proposer une image compatible 16/9, au minimum en 1.78:1. Les films au format inférieur, en 1.33:1 ou 1.66:1, par exemple, seront dotées de barres noires sur les côtés de l'image, comme lorsqu'un DVD dans ce format s'adapte sur un téléviseur 16/9.

Les disques HD DVD et Blu-ray sont-ils plus chers que le DVD ?

Oui, sensiblement, même si des efforts semblent être consentis. On reste loin des prix exorbitants des premiers Laserdiscs, qui pouvaient se le permettre à l'époque puisque son seul concurrent était la VHS.

Avec l'arrivée de la haute définition le DVD va-t-il disparaître ?

Cela semble assez peu probable à court terme, même si la part de marché du Blu-ray augmente peu à peu, et que certains analystes affirment que le taux d'adoption du format est supérieur à celui du DVD à la même période. En tout cas, le marché est confiant, puisqu'une étude du Santa Clara Consulting Group affirme "que le chiffre d'affaires généré par les nouvelles générations de médias optiques (HD-DVD et Blu-ray) pourrait rapidement atteindre des sommets [...] (et) représenter une manne financière totale de près de 28 milliards de dollars US d'ici 2010".

Qu'est-ce que le DVD rot ?

Le DVD rot est le nom donné à un phénomène d'oxydation qui survient sur certains DVD, du fait d'une déterioration de la couche d'aluminium qui couvre le disque, ce qui peut causer des problèmes de lecture. Certains éditeurs touchés, notamment FPE avec les éditions collector de Terminator ou du Silence des Agneaux de chez MGM, ont mis en place à l'époque un système de remplacement des DVD affectés par courrier, qui ne doit probablement plus fonctionner aujourd'hui. Le DVD rot n'a plus fait parler de lui depuis ce jour.



Quelle est la différence entre une édition full screen et widescreen ?

Aux Etats-Unis, de nombreux films sont vendus sous deux éditions différentes : full screen, et widescreen. La première indique que le film a été recadré pour que son image occupe tout l'écran du téléviseur (format "carré plein écran sans bandes noires, ou 1.33). La seconde est le film dans son format d'origine, avec bandes noires, généralement dans un transfert anamorphique compatible avec les télés 16/9. A noter que certains films sont vendus avec les deux versions sur un seul disque : version plein écran sur une face, version widescreen sur l'autre.

Pourquoi durant la lecture le DVD marque-t-il parfois une très courte pause ?

Lorsqu'un film est gravé sur un DVD double couche (dual layer), le changement de couche peut provoquer un très léger gel de l'image, plus ou moins perceptible selon les lecteurs. A noter que cette très courte pause n'arrive qu'une fois pendant le métrage, au-delà il pourrait s'agir d'un souci de propreté du disque.

Pourquoi certains films sont-ils coupés en deux ?

A cause de leur durée. Certains films de plus de trois heures, dotés de nombreuses pistes audio (version française, version originale, commentaires audio) ont parfois été répartis sur deux DVD, afin de ne pas nuire à la qualité de l'image en la compressant de manière abusive. Il faut donc, au milieu du film, insérer le second DVD afin de voir le reste du métrage. Parmi les cas célèbres on retiendra la seconde édition de Titanic, ou les versions longue des Seigneur des Anneaux. A noter qu'au tout début de l'existence du DVD, avant la démocratisation des DVD double couche, existaient ce qu'on a appelé à l'époque les flippers, disques double face mais simple couche qui, comme les Laserdisc, obligeaient à retourner le disque en plein milieu du film. Etaient concernés de nombreux DVD Warner, comme les premières éditions des Affranchis, de La Horde Sauvage ou encore d'Amadeus.

Qu'est-ce que les "closed captions" ?

Les closed captions sont en fait des sous-titres intégrés dans le signal NTSC, et généralement prévus pour les sourds ou les malentendants, un peu comme notre Télétexte. Contrairement aux pistes de sous-titres qui s'affichent sur tous les lecteurs, les closed captions nécessitent l'emploi d'un décodeur intégrés pour être lus, ce dont les lecteurs DVD ou les téléviseurs européens ne sont généralement pas pourvus.

Comment lire un DVD sur mon PC ?

La lecture d'un DVD Vidéo sur PC n'est pas automatique. Il faut souvent, pour pouvoir le visionner, installer un ou plusieurs pilotes, notamment DirectShow, et utiliser un programme tiers permettant le décodage des données enregistrées. Les plus connus sont WinDVD et PowerDVD. Il en existe beaucoup d'autres, dont certains totalement gratuits, puisque WinDVD et PowerDVD sont des logiciels commerciaux. Il est possible de racorder son PC à une télévision pour y diffuser l'image, mais le PC doit être pour cela équipé d'une carte vidéo capable de générer un signal vidéo composite ou S-Video, et pourvue des sorties vidéo adaptées. La plupart des cartes vidéos actuelles (de marque nVidia ou ATI) en sont capables, mais l'installation de cartes tierces comme la célèbre Hollywood Plus de Sigma Designs, qui se chargeront uniquement du décodage vidéo, peut soulager le processeur graphique.

Une erreur ? Une approximation ? Une question à laquelle vous ne trouvez pas réponse ?
N'hésitez pas à nous contacter par email!

Pour une FAQ exhaustive et extrêmement détaillée, vous pouvez consulter la FAQ du site DVD Demystified, écrite par Jim Taylor et traduite par Franck Ernould.

   
 
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